Une trentaine de baigneurs ont bravé les températures fraîches samedi.

Baignade au Vieux-Port de Montréal : une trentaine de braves sautent à l’eau

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1806352/baignade-fleuve-saint-laurent-montreal-bassin

Auteur: La Presse Canadienne

Une trentaine de personnes ont bravé samedi matin la température fraîche en sautant dans l’eau du fleuve Saint-Laurent afin de réclamer, une fois de plus, « un accès public et sécuritaire » à la baignade dans le bassin Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

L’événement, qualifié de « Grand Splash », était organisé pour la 15e année par la Fondation Rivières.

L’organisme écologiste soutient que l’eau du bassin Jacques-Cartier est pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire. Il s’explique mal pourquoi la Société du Vieux-Port refuse bec est ongles d’y autoriser la baignade.

Comment est l’eau? Bonne, voire parfaite, répondent des adultes, mais froide, tempère Alexis, un enfant qui a également fait le saut. À l’extérieur, le mercure indiquait 17 degrés, selon Environnement Canada.

Les organisateurs disaient attendre 200 baigneurs, mais il faut croire que certains ont préféré porter une veste de laine plutôt qu’une veste de sécurité.

C’est une expérience spéciale, confie Jean Trudeau, un des braves, immédiatement après être sorti de l’eau. À l’ombre des gratte-ciel, c’est super.

Avec une telle température, il fallait y croire, résume au micro André Bélanger de la Fondation Rivières. C’est comme ça les batailles. À Québec, ça leur a pris 30 ans. Ils viennent de gagner, dit-il faisant référence à la décision des derniers jours du Port de Québec de mettre en place un bain portuaire dans le bassin Louise dès l’été prochain.

C’est les mêmes conditions [qu’à Montréal], a-t-il expliqué en entrevue. Il y a des bateaux, il y a une marina. Ils ont simplement proposé de laisser de l’espace pour aménager un bain portuaire. […] Ici, il y aurait de la place pour en faire 20 bains portuaires si on voulait.

L’organisme estime que le bassin Jacques-Cartier est le dernier endroit, le meilleur endroit, pour en installer un à Montréal. Il suffirait de déplacer des bateaux de 100 à 200 mètres et il y aurait de la place pour aménager quelque chose à peu de frais dès l’été prochain.

Un avis que partage la conseillère municipale Suzie Miron, qui s’est elle-même jetée à l’eau. C’est assez incroyable qu’on vive sur une île, mais qu’on ne vive pas notre insularité, a-t-elle déclaré en pleine baignade.

Il pourrait certainement y avoir un petit coin où un tel bain pourrait être aménagé, selon elle, ce qui serait au bénéfice de toute la communauté montréalaise.

Une question de volonté

Selon les dernières données publiées sur la carte interactive de suivi de la qualité bactériologique des cours d’eau publiée sur le site de la Ville de Montréal, la qualité de l’eau est considérée comme étant bonne à la marina du Vieux-Port, voire excellente non loin de là, à la Plage de l’Horloge.

Interviewée par La Presse Canadienne, la Société du Vieux-Port de Montréal, qui est responsable du site, refuse d’admettre que l’eau au bassin Jacques-Cartier est propre à la baignade et dit même l’ignorer. L’organisation dirige les questions sur la qualité de l’eau vers les autorités du Port de Montréal.

La société de la Couronne accepterait-elle d’aménager un bassin de baignade à cet endroit? L’endroit est dédié à la navigation, a répondu Nathalie Carrière, la directrice du marketing et des relations d’affaires. Des concessionnaires y sont installés, dont le Bateau-Mouche et Le Petit Navire, les navettes fluviales de l’est et de Longueuil l’utilisent et il a aussi le Port d’escale, a-t-elle noté.

La Société du Vieux-Port de Montréal se dit ouverte à l’aménagement d’un bain portuaire sur ses terrains et dit collaborer avec la Ville de Montréal sur l’alternative du Quai de l’Horloge, une option maintes fois écartée étant donné les problèmes de sécurité, notamment la force du courant et les risques liés à la navigation maritime.

L’organisation estime qu’au bassin Jacques-Cartier aussi des questions de sécurité entrent en ligne de compte.

C’est absolument faux que c’est dangereux, réplique André Bélanger de la Fondation Rivières, d’autant plus qu’il s’agit d’une marina où les gens viennent accoster leur bateau.

Il s’agit d’avoir de la bonne volonté, a-t-il lancé en expliquant qu’un bain portuaire est un endroit protégé, encadrél’équivalent de grands quais flottants et à l’intérieur vous mettez la zone de baignade.

Le bain portuaire de Copenhague, par exemple, est installé là où il y a les transatlantiques, de gigantesques navires, argumente-t-il.

Neuf « Grand Splash » ont eu lieu cette année à travers le Québec, notamment à Saguenay et Trois-Rivières.

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Un Grand splash pour réclamer un meilleur accès aux rives à La Baie

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1806034/grand-splash-la-baie-acces-rives?depuisRecherche=true

Auteure: Julie Larouche

Un « Grand splash » aura lieu samedi dans la baie des Ha! Ha! pour dénoncer le manque d’accès publics aux rives. Cet événement s’inscrit dans une vaste mobilisation qui se déroule aux quatre coins du Québec pour réclamer un meilleur accès pour les citoyens.

La fondation Rivières est à l’origine de cette initiative provinciale.

L’engouement des Québécois pour l’accès à l’eau s’est accentué avec la pandémie et il a mis en lumière le manque criant d’accès publics aux rives. Dans certains cas, comme à Saint-Jérôme ou à Trois-Rivières, c’est la qualité de l’eau qui pose problème, tandis qu’ailleurs, comme à Saguenay et à Gracefield, c’est la privatisation excessive des berges, indique le communiqué transmis par la fondation, vendredi matin.

L’organisateur du Grand splash à La Baie, Guillaume Tremblay, explique que l’eau est propre au Saguenay, mais que tous les accès sont privatisés. Il faut une intervention de la population pour changer les choses, a-t-il mentionné en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

La population est invitée à se jeter à l’eau de 13 h à 17 h au 1164 Boulevard Grande Baie Sud, samedi.

Selon une entrevue de Julie Larouche.

Environ 7440 mètres carrés du bassin Louise, dans le port de Québec, sont inutilisés et pourraient servir à la baignade.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

De la baignade dans le bassin Louise dès 2022

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1805285/baignade-bassin-louise-2022

Auteur: Kathleen Lavoie

La Société des gens de baignade et le Port de Québec ont convenu d’entreprendre des discussions visant à réaliser le projet.

La cause de la Société des gens de baignade a été entendue. Au terme d’une réunion avec le Port de Québec lundi, il a été convenu que les deux parties entament des discussions afin de rendre la baignade dans le bassin Louise accessible dès l’été 2022.

La rencontre a été très cordiale, très positive, de part et d’autre. Ils sont arrivés très bien préparés. Ils ont présenté une vision très réaliste de la chose, ce qui tranchait avec certaines présentations qu’on avait vues préalablement. Le projet va définitivement être examiné davantage, a indiqué d’entrée de jeu le PDG du Port de Québec, Mario Girard, au micro de Première heure.

Il y avait une trentaine d’années que la Société des gens de baignade militait en faveur de ce projet qui vise, dans un premier temps, à permettre la baignade dans le bassin Louise, puis à développer, dans un deuxième temps, des infrastructures pour animer le secteur.

De son côté, le Port s’est dit ouvert à la proposition parce qu’elle cadre dans sa vision du développement du bassin Louise, à savoir le maintien et la création d’espaces publics de qualité et la mise en place de sites destinés à la tenue d’activités extérieures, notamment.

Clairement, la baignade était une avenue envisageable avec la vision. Ce qu’on voulait, c’est le faire en globalité, en harmonie avec le projet de développement du bassin. En tenant compte des usages mentionnés et de la sécurité de la population.

Une citation de :Mario Girard, PDG du Port de Québec

L’administration portuaire a particulièrement aimé que le projet présenté par la Société des gens de baignade puisse être réalisé en étapes.

La cause de la Société des gens de baignade a été entendue. Au terme d’une réunion avec le Port de Québec lundi, il a été convenu que les deux parties entament des discussions afin de rendre la baignade dans le bassin Louise accessible dès l’été 2022.

La rencontre a été très cordiale, très positive, de part et d’autre. Ils sont arrivés très bien préparés. Ils ont présenté une vision très réaliste de la chose, ce qui tranchait avec certaines présentations qu’on avait vues préalablement. Le projet va définitivement être examiné davantage, a indiqué d’entrée de jeu le PDG du Port de Québec, Mario Girard, au micro de Première heure.

Il y avait une trentaine d’années que la Société des gens de baignade militait en faveur de ce projet qui vise, dans un premier temps, à permettre la baignade dans le bassin Louise, puis à développer, dans un deuxième temps, des infrastructures pour animer le secteur.

De son côté, le Port s’est dit ouvert à la proposition parce qu’elle cadre dans sa vision du développement du bassin Louise, à savoir le maintien et la création d’espaces publics de qualité et la mise en place de sites destinés à la tenue d’activités extérieures, notamment.

Clairement, la baignade était une avenue envisageable avec la vision. Ce qu’on voulait, c’est le faire en globalité, en harmonie avec le projet de développement du bassin. En tenant compte des usages mentionnés et de la sécurité de la population.

Une citation de :Mario Girard, PDG du Port de Québec

L’administration portuaire a particulièrement aimé que le projet présenté par la Société des gens de baignade puisse être réalisé en étapes.

Ce qui est intéressant dans le projet qui a été présenté, c’est que le projet peut se découper en plusieurs morceaux. Et on pourrait penser que la première étape pourrait être réalisée sans trop d’engagement ou de travaux d’infrastructures, a noté le PDG du Port.

D’abord la baignade

Pour la Société des gens de baignade, cette première étape, il va sans dire, est de rendre accessibles les eaux du bassin Louise aux baigneurs.

L’idée de base est toujours de se dire que le bassin doit être public et doit servir à la baignade, et donc doit être ouvert à la population. Ça, c’est l’idée fondamentale. Autour de ça, on peut broder un certain nombre de choses, laisse entendre le porte-parole de la société, Michel Beaulieu.

Un homme devant le bassin Louise, à Québec

Michel Beaulieu, porte-parole des Gens de baignade, devant la portion du bassin Louise qu’il aimerait voir devenir accessible pour les citoyens
PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

Dans un premier temps, il faudra construire une infrastructure de baignade sécuritaire et financer sa construction, ce qui explique en partie l’horizon de 2022.

Ça prend des bassins, ça prend une façon d’accéder à l’eau. Les berges sont quand même assez à pic. C’est du remblai, donc réellement impensable de faire descendre du monde là-dedans. Ça demande donc des pontons qu’on peut mettre à l’eau pour que les utilisateurs du bassin puissent arriver à l’eau. Ça demande des bassins qui peuvent être aménagés de différentes formes et de différentes profondeurs, élabore Michel Beaulieu

Des enfants s'amusent sur des jeux gonflables flottants.

Exemple de jeux gonflables de la compagnie Aquazilla à la plage Jean Doré du Parc Jean-Drapeau, à Montréal.
PHOTO :  CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK / FACEBOOK / @AQUAZILLA

Dans son plan le plus abouti, la Société des gens de baignade imagine l’ajout de jeux gonflables pour les adolescents, comme ceux de la compagnie Aquazilla qu’on retrouve à la plage Jean-Doré, au parc Jean-Drapeau, à Montréal, ainsi que d’un resto-bar flottant.

On propose qu’à la tête du bassin, il y ait un genre de terrasse, qui s’avance dans l’eau et que ça puisse être transformé en bar-restaurant avec une partie flottante sur un ponton. Il y a plusieurs volets dans le projet. Ça ne veut pas dire que tout ça se ferait la première année.

Une citation de :Michel Beaulieu, porte-parole, Société des gens de baignade

La Barberie sur les rangs

Déjà, des commerçants du secteur se sont dits intéressés à prendre part au projet. C’est le cas de la microbrasserie La Barberie, qui y voit une opportunité de prendre de l’expansion tout en respectant sa mission.

J’ai démontré mon intérêt, dans le sens que ça nous rejoint avec le concept de terrasse. On est beaucoup reconnus pour ça. On a une très belle terrasse extérieure. Je trouve ça très intéressant, mais il n’y a rien de tangible pour l’instant. C’est à l’étape de projet, d’être intéressé au projet. On n’a pas fait d’étude de marché, a fait savoir le directeur du salon de dégustation de La Barberie, William Garant.

William Garant, directeur du salon de dégustation de La Barberie.

William Garant, directeur du salon de dégustation de La Barberie

PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

Lui-même intéressé par la baignade, l’homme d’affaires reconnaît le potentiel à ce chouette secteur. Qui plus est, il se dit impressionné par les exemples de bains portuaires internationaux — notamment Copenhague, Paris et Oslo — observés dans la présentation de la Société des gens de baignade, auxquels sont souvent rattachés des restaurants. Suffisamment pour envisager d’ouvrir son propre restaurant.

Ça se pourrait, tout dépendant là où on est rendus quand ce projet-là va aboutir, tout dépendant de nos capacités financières, des investissements qu’on a à faire pour la brasserie. Mais c’est sûr qu’on serait intéressés à jeter un coup d’œil à ça, certainement. On est très proches de là. Le volet restauration, si un jour il y en a un, c’est sûr s’il y a une opportunité-là, on sera intéressé. Ça pourrait tout à fait être possible.

Un croquis du bassin Louise, s'il était ouvert à la baignade.

Le projet des Gens de baignade comprend un restaurant flottant, un bain sportif, un bain de détente, un parcours et une plage du côté nord

PHOTO : GENS DE BAIGNADE

Michel Beaulieu, lui, ne doute pas du potentiel économique du projet. Il y aurait des retombées. Présentement, dans le bassin, il n’y a personne. Mais à partir du moment où on commence la baignade, on amène du monde, on amène de la vie. Il y a des possibilités.

C’est ce que les curieux seront à même de constater jeudi, 10 h, alors que se tiendra une démonstration dans le bassin Louise avec quelques dizaines de baigneurs.

L’événement annuel fait partie d’un mouvement plus large appelé la semaine du Grand splash, qui se déroule dans neuf villes et vise à ouvrir l’accès à l’eau. Pour participer, il faut obligatoirement s’inscrire auprès de la Société des gens de baignade.

Avec les informations d’Alexandre Duval