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Une première baignade légale au bassin Louise

Source: https://www.lesoleil.com/actualite/la-capitale/une-premiere-baignade-legale-au-bassin-louise-bf47da30b407b972fca3ada0ef5ccb9b

Auteure: Sarah Rodrigue

Une trentaine de baigneurs empruntent la descente abrupte et rocailleuse menant au bassin Louise, accompagnés de Loulou la mascotte, le dragon gonflable âgé 22 ans de la famille de Michel Beaulieu, porte-parole de la Société des gens de la Baignade. On peut entendre les militants scander: «À qui le fleuve? À nous le fleuve!».

Pour la première fois jeudi, les membres de la Société des gens de la Baignade avaient en main un bail accordé par le Port de Québec leur permettant de sauter à l’eau du bassin Louise légalement. Dans les dernières années, les participants se baignaient avec la possibilité de recevoir un avis d’éviction. Une preuve de collaboration de la part du Port, aux yeux de leur porte-parole.

Cette entente représente une victoire pour la Société des gens de la Baignade, qui mène une bataille comptant plus de bougies sur son gâteau que Loulou. Lundi, le Port de Québec acceptait de s’assoir avec l’organisation. « C’était la première rencontre officielle en 30 ans », se réjouit le M. Beaulieu, confirmant les informations rapportées par Radio-Canada mardi.

L’événement du jeudi 1er juillet s’inscrit avec la semaine du Grand Splash, une série de festivités sur les berges du Québec.

« On a fait le tour de tous les politiciens qui ont une juridiction quelconque sur le Port. À l’hôtel de Ville, on a eu l’appui de tout le monde », raconte M. Beaulieu. Il lui manquait seulement le soutien du Port de Québec.

Depuis 1991, la Société des gens de la Baignade sollicite le Port de Québec pour la création d’un espace de baignade au bassin Louise. Pourquoi ont-ils changé d’avis après 30 ans? « À partir de 2016, 2017, le projet a évolué vers la notion de bain portuaire », explique M. Beaulieu. Un concept qui ne nécessite pas un réaménagement des berges, contrairement à la première idée de plage urbaine. Le projet se fait également en étape, une chose appréciée par le Port, selon le porte-parole de la Société des gens de la Baignade.

. Dans les dernières années, les participants se baignaient avec la possibilité de recevoir un avis d’éviction.

La première phase du projet est l’accès à l’eau. « En septembre, Gens de Baignade et le Port vont s’assoir ensemble pour voir comment on concrétise le projet, une première étape de baignade à l’été 2022 », annonce avec joie Michel Beaulieu. Par la suite, la Société des gens de la Baignade désire ajouter un restaurant flottant et des modules de jeux gonflables.

L’événement du jeudi 1er juillet s’inscrit avec la semaine du Grand Splash, une série de festivités sur les berges du Québec.

Depuis 1991, la Société des gens de la Baignade sollicite le Port de Québec pour la création d’un espace de baignade au bassin Louise.

Des candidats à la mairie se mouillent

Le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, arborait fièrement son chandail du Canadien de Montréal avant de le changer pour une veste de sauvetage en prévision de la saucette. Il soutenait le projet en 2017, en tant que président du comité des citoyens du Vieux-Québec, et a participé à la baignade de 2019. « Québec peut devenir le Copenhague de l’eau, croit-il. On le voit, la piscine Saint-Roch est hyper populaire, ça déborde. Il faut d’autres endroits pour aller jouer et se rafraichir ».

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec, comptait également parmi les baigneurs, elle qui avait sauté à l’eau en 2020. « Pour nous, l’accès à l’eau, c’est extrêmement important. Avec les canicules qui vont augmenter en fréquence et en intensité, ça prend vraiment un accès à l’eau. C’est quelque chose qui est dans notre plateforme », mentionne-t-elle.

Environ 7440 mètres carrés du bassin Louise, dans le port de Québec, sont inutilisés et pourraient servir à la baignade.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

De la baignade dans le bassin Louise dès 2022

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1805285/baignade-bassin-louise-2022

Auteur: Kathleen Lavoie

La Société des gens de baignade et le Port de Québec ont convenu d’entreprendre des discussions visant à réaliser le projet.

La cause de la Société des gens de baignade a été entendue. Au terme d’une réunion avec le Port de Québec lundi, il a été convenu que les deux parties entament des discussions afin de rendre la baignade dans le bassin Louise accessible dès l’été 2022.

La rencontre a été très cordiale, très positive, de part et d’autre. Ils sont arrivés très bien préparés. Ils ont présenté une vision très réaliste de la chose, ce qui tranchait avec certaines présentations qu’on avait vues préalablement. Le projet va définitivement être examiné davantage, a indiqué d’entrée de jeu le PDG du Port de Québec, Mario Girard, au micro de Première heure.

Il y avait une trentaine d’années que la Société des gens de baignade militait en faveur de ce projet qui vise, dans un premier temps, à permettre la baignade dans le bassin Louise, puis à développer, dans un deuxième temps, des infrastructures pour animer le secteur.

De son côté, le Port s’est dit ouvert à la proposition parce qu’elle cadre dans sa vision du développement du bassin Louise, à savoir le maintien et la création d’espaces publics de qualité et la mise en place de sites destinés à la tenue d’activités extérieures, notamment.

Clairement, la baignade était une avenue envisageable avec la vision. Ce qu’on voulait, c’est le faire en globalité, en harmonie avec le projet de développement du bassin. En tenant compte des usages mentionnés et de la sécurité de la population.

Une citation de :Mario Girard, PDG du Port de Québec

L’administration portuaire a particulièrement aimé que le projet présenté par la Société des gens de baignade puisse être réalisé en étapes.

La cause de la Société des gens de baignade a été entendue. Au terme d’une réunion avec le Port de Québec lundi, il a été convenu que les deux parties entament des discussions afin de rendre la baignade dans le bassin Louise accessible dès l’été 2022.

La rencontre a été très cordiale, très positive, de part et d’autre. Ils sont arrivés très bien préparés. Ils ont présenté une vision très réaliste de la chose, ce qui tranchait avec certaines présentations qu’on avait vues préalablement. Le projet va définitivement être examiné davantage, a indiqué d’entrée de jeu le PDG du Port de Québec, Mario Girard, au micro de Première heure.

Il y avait une trentaine d’années que la Société des gens de baignade militait en faveur de ce projet qui vise, dans un premier temps, à permettre la baignade dans le bassin Louise, puis à développer, dans un deuxième temps, des infrastructures pour animer le secteur.

De son côté, le Port s’est dit ouvert à la proposition parce qu’elle cadre dans sa vision du développement du bassin Louise, à savoir le maintien et la création d’espaces publics de qualité et la mise en place de sites destinés à la tenue d’activités extérieures, notamment.

Clairement, la baignade était une avenue envisageable avec la vision. Ce qu’on voulait, c’est le faire en globalité, en harmonie avec le projet de développement du bassin. En tenant compte des usages mentionnés et de la sécurité de la population.

Une citation de :Mario Girard, PDG du Port de Québec

L’administration portuaire a particulièrement aimé que le projet présenté par la Société des gens de baignade puisse être réalisé en étapes.

Ce qui est intéressant dans le projet qui a été présenté, c’est que le projet peut se découper en plusieurs morceaux. Et on pourrait penser que la première étape pourrait être réalisée sans trop d’engagement ou de travaux d’infrastructures, a noté le PDG du Port.

D’abord la baignade

Pour la Société des gens de baignade, cette première étape, il va sans dire, est de rendre accessibles les eaux du bassin Louise aux baigneurs.

L’idée de base est toujours de se dire que le bassin doit être public et doit servir à la baignade, et donc doit être ouvert à la population. Ça, c’est l’idée fondamentale. Autour de ça, on peut broder un certain nombre de choses, laisse entendre le porte-parole de la société, Michel Beaulieu.

Un homme devant le bassin Louise, à Québec

Michel Beaulieu, porte-parole des Gens de baignade, devant la portion du bassin Louise qu’il aimerait voir devenir accessible pour les citoyens
PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

Dans un premier temps, il faudra construire une infrastructure de baignade sécuritaire et financer sa construction, ce qui explique en partie l’horizon de 2022.

Ça prend des bassins, ça prend une façon d’accéder à l’eau. Les berges sont quand même assez à pic. C’est du remblai, donc réellement impensable de faire descendre du monde là-dedans. Ça demande donc des pontons qu’on peut mettre à l’eau pour que les utilisateurs du bassin puissent arriver à l’eau. Ça demande des bassins qui peuvent être aménagés de différentes formes et de différentes profondeurs, élabore Michel Beaulieu

Des enfants s'amusent sur des jeux gonflables flottants.

Exemple de jeux gonflables de la compagnie Aquazilla à la plage Jean Doré du Parc Jean-Drapeau, à Montréal.
PHOTO :  CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK / FACEBOOK / @AQUAZILLA

Dans son plan le plus abouti, la Société des gens de baignade imagine l’ajout de jeux gonflables pour les adolescents, comme ceux de la compagnie Aquazilla qu’on retrouve à la plage Jean-Doré, au parc Jean-Drapeau, à Montréal, ainsi que d’un resto-bar flottant.

On propose qu’à la tête du bassin, il y ait un genre de terrasse, qui s’avance dans l’eau et que ça puisse être transformé en bar-restaurant avec une partie flottante sur un ponton. Il y a plusieurs volets dans le projet. Ça ne veut pas dire que tout ça se ferait la première année.

Une citation de :Michel Beaulieu, porte-parole, Société des gens de baignade

La Barberie sur les rangs

Déjà, des commerçants du secteur se sont dits intéressés à prendre part au projet. C’est le cas de la microbrasserie La Barberie, qui y voit une opportunité de prendre de l’expansion tout en respectant sa mission.

J’ai démontré mon intérêt, dans le sens que ça nous rejoint avec le concept de terrasse. On est beaucoup reconnus pour ça. On a une très belle terrasse extérieure. Je trouve ça très intéressant, mais il n’y a rien de tangible pour l’instant. C’est à l’étape de projet, d’être intéressé au projet. On n’a pas fait d’étude de marché, a fait savoir le directeur du salon de dégustation de La Barberie, William Garant.

William Garant, directeur du salon de dégustation de La Barberie.

William Garant, directeur du salon de dégustation de La Barberie

PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE DUVAL

Lui-même intéressé par la baignade, l’homme d’affaires reconnaît le potentiel à ce chouette secteur. Qui plus est, il se dit impressionné par les exemples de bains portuaires internationaux — notamment Copenhague, Paris et Oslo — observés dans la présentation de la Société des gens de baignade, auxquels sont souvent rattachés des restaurants. Suffisamment pour envisager d’ouvrir son propre restaurant.

Ça se pourrait, tout dépendant là où on est rendus quand ce projet-là va aboutir, tout dépendant de nos capacités financières, des investissements qu’on a à faire pour la brasserie. Mais c’est sûr qu’on serait intéressés à jeter un coup d’œil à ça, certainement. On est très proches de là. Le volet restauration, si un jour il y en a un, c’est sûr s’il y a une opportunité-là, on sera intéressé. Ça pourrait tout à fait être possible.

Un croquis du bassin Louise, s'il était ouvert à la baignade.

Le projet des Gens de baignade comprend un restaurant flottant, un bain sportif, un bain de détente, un parcours et une plage du côté nord

PHOTO : GENS DE BAIGNADE

Michel Beaulieu, lui, ne doute pas du potentiel économique du projet. Il y aurait des retombées. Présentement, dans le bassin, il n’y a personne. Mais à partir du moment où on commence la baignade, on amène du monde, on amène de la vie. Il y a des possibilités.

C’est ce que les curieux seront à même de constater jeudi, 10 h, alors que se tiendra une démonstration dans le bassin Louise avec quelques dizaines de baigneurs.

L’événement annuel fait partie d’un mouvement plus large appelé la semaine du Grand splash, qui se déroule dans neuf villes et vise à ouvrir l’accès à l’eau. Pour participer, il faut obligatoirement s’inscrire auprès de la Société des gens de baignade.

Avec les informations d’Alexandre Duval