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Baignade au Vieux-Port de Montréal: une trentaine de braves sautent à l’eau

Source: https://lactualite.com/actualites/baignade-au-vieux-port-de-montreal-une-trentaine-de-braves-sautent-a-leau/

 

Auteur: Michel Saba

 

MONTRÉAL — Une trentaine de personnes ont bravé samedi matin la température fraîche en sautant dans l’eau du fleuve Saint-Laurent afin de réclamer, une fois de plus, «un accès public et sécuritaire» à la baignade dans le bassin Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

L’événement, qualifié de «Grand Splash», était organisé pour la 15e année par la Fondation Rivières. L’organisme écologiste soutient que l’eau du bassin Jacques-Cartier est «pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire». Il s’explique mal pourquoi la Société du Vieux-Port refuse bec est ongles d’y autoriser la baignade.

Comment est l’eau? «Bonne», voire «parfaite», répondent des adultes, mais «froide» tempère Alexis, un enfant qui a également fait le saut. À l’extérieur, le mercure indiquait 17 degrés, selon Environnement Canada.

Les organisateurs disaient attendre 200 baigneurs, mais il faut croire que plusieurs ont préféré porter une veste de laine plutôt qu’une veste de sécurité.

«C’est une expérience spéciale, confie Jean Trudeau, un des braves immédiatement après être sorti de l’eau. À l’ombre des gratte-ciel, c’est super.»

Avec une telle température, «il fallait y croire», résume au micro André Bélanger de la Fondation Rivières. «C’est comme ça les batailles. À Québec, ça leur a pris trente ans. Ils viennent de gagner», dit-il faisant référence à la décision des derniers jours du Port de Québec de déployer un bain portuaire dans le bassin Louise dès l’été prochain.

«C’est les mêmes conditions [qu’à Montréal], a-t-il expliqué en entrevue. Il y a des bateaux, il y a une marina. Ils ont simplement proposé de laisser de l’espace pour aménager un bain portuaire. (…) Ici, il y aurait de la place pour en faire 20 bains portuaires si on voulait.»

L’organisme estime que le bassin Jacques-Cartier est le «dernier endroit, le meilleur endroit», pour en installer un à Montréal. Il suffirait de déplacer des bateaux de 100 à 200 mètres et «il y aurait de la place pour aménager quelque chose à peu de frais dès l’été prochain».

Un avis que partage la conseillère municipale Suzie Miron, qui s’est elle-même jetée à l’eau. «C’est assez incroyable qu’on vive sur une île, mais qu’on ne vive pas notre insularité, a-t-elle déclaré en pleine baignade lorsque questionnée en pleine baignade.»

Il pourrait «certainement avoir un petit coin» où un tel bain pourrait être aménagé, selon elle, ce qui serait «au bénéfice de toute la communauté montréalaise».

Selon les plus récentes données publiées sur la carte interactive de suivi de la qualité bactériologique des cours d’eau publiée sur le site de la Ville de Montréal, la qualité de l’eau est considérée «bonne» à la marina du Vieux-Port, voire «excellente» non loin de là à la Plage de l’Horloge.

Interviewé par La Presse Canadienne, la Société du Vieux-Port de Montréal, qui est responsable du site, refuse d’admettre que l’eau au bassin Jacques-Cartier est propre à la baignade et dit même l’ignorer. L’organisation dirige les questions sur la qualité de l’eau vers les autorités du Port de Montréal.

La société de la Couronne accepterait-elle d’aménager un bassin de baignade à cet endroit? L’endroit est «dédié à la navigation», a répondu Nathalie Carrière, la directrice du marketing et des relations d’affaires. Des concessionnaires y sont installés, dont le Bateau-Mouche et Le Petit Navire, les navettes fluviales de l’est et de Longueuil l’utilisent et il a aussi le Port d’escale, a-t-elle noté.

La Société du Vieux-Port de Montréal se dit «ouverte» à l’aménagement d’un bain portuaire sur ses terrains et dit collaborer avec la Ville de Montréal sur «l’alternative» du Quai de l’Horloge, une option maintes fois écartée étant donné les enjeux de sécurité, notamment la force du courant et les risques liés à la navigation maritime.

L’organisation estime qu’au bassin Jacques-Cartier aussi des enjeux de sécurité «entrent en ligne de compte».

«C’est absolument faux que c’est dangereux», réplique André Bélanger de la Fondation Rivières, d’autant plus qu’il s’agit d’une «marina où les gens viennent accoster leur bateau».

«Il s’agit d’avoir de la bonne volonté», a-t-il lancé, en expliquant qu’un bain portuaire est un endroit «protégé, encadré», «l’équivalent de grands quais flottants et à l’intérieur vous mettez la zone de baignade».

Le bain portuaire de Copenhague, par exemple, est installé «là où il y a les transatlantiques», de gigantesques navires, argumente-t-il.

Neuf «Grand Splash» ont eu lieu cette année à travers le Québec, notamment à Saguenay et Trois-Rivières.

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Quelques dizaines de braves se sont jetés à l’eau au Vieux-Port de Montréal

Source: https://www.ledevoir.com/societe/615585/quelques-dizaines-de-braves-se-sont-jetes-a-l-eau-au-vieux-port-de-montreal

Auteur: La Presse Canadienne

Une trentaine de personnes ont bravé samedi matin la fraîche température en sautant dans l’eau du fleuve Saint-Laurent afin de réclamer, une fois de plus, « un accès public et sécuritaire » à la baignade dans le bassin Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

L’événement, qualifié de « Grand Splash », était organisé pour la 15e année par la Fondation Rivières. L’organisme écologiste soutient que l’eau du bassin Jacques-Cartier est « pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire ». Il s’explique mal pourquoi la Société du Vieux-Port refuse bec et ongles d’y autoriser la baignade.

Comment est l’eau ? « Bonne », voire « parfaite », répondent des adultes, mais « froide » tempère Alexis, un enfant qui a également fait le saut. À l’extérieur, le mercure indiquait 17 °C, selon Environnement Canada.

Les organisateurs disaient attendre 200 baigneurs, mais il faut croire que plusieurs ont préféré porter une veste de laine plutôt qu’une veste de sécurité.

« C’est une expérience spéciale, confie Jean Trudeau, un des braves immédiatement après être sorti de l’eau. À l’ombre des gratte-ciel, c’est super. »

Avec une telle température, « il fallait y croire », résume au micro André Bélanger, de la Fondation Rivières. « C’est comme ça les batailles. À Québec, ça leur a pris trente ans. Ils viennent de gagner », dit-il faisant référence à la décision des derniers jours du Port de Québec de déployer un bain portuaire dans le bassin Louise dès l’été prochain.

« C’est les mêmes conditions [qu’à Montréal], a-t-il expliqué en entrevue. Il y a des bateaux, il y a une marina. Ils ont simplement proposé de laisser de l’espace pour aménager un bain portuaire. […] Ici, il y aurait de la place pour en faire 20 bains portuaires si on voulait. »

L’organisme estime que le bassin Jacques-Cartier est le « dernier endroit, le meilleur endroit », pour en installer un à Montréal. Il suffirait de déplacer des bateaux de 100 à 200 mètres et « il y aurait de la place pour aménager quelque chose à peu de frais dès l’été prochain ».

Un avis que partage la conseillère municipale Suzie Miron, qui s’est elle-même jetée à l’eau. « C’est assez incroyable qu’on vive sur une île, mais qu’on ne vive pas notre insularité », a-t-elle déclaré en pleine baignade lorsque questionnée en pleine baignade. Il pourrait « certainement avoir un petit coin » où un tel bain pourrait être aménagé, selon elle, ce qui serait « au bénéfice de toute la communauté montréalaise ».

Selon les plus récentes données publiées sur la carte interactive de suivi de la qualité bactériologique des cours d’eau publiée sur le site de la Ville de Montréal, la qualité de l’eau est considérée « bonne » à la marina du Vieux-Port, et même « excellente » non loin de là à la Plage de l’Horloge.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, la Société du Vieux-Port de Montréal, qui est responsable du site, refuse d’admettre que l’eau du bassin Jacques-Cartier est propre à la baignade et dit même l’ignorer. L’organisation dirige les questions sur la qualité de l’eau vers les autorités du Port de Montréal.

La société de la Couronne accepterait-elle d’aménager un bassin de baignade à cet endroit ? L’endroit est « dédié à la navigation », a répondu Nathalie Carrière, la directrice du marketing et des relations d’affaires. Des concessionnaires y sont installés, dont le Bateau-Mouche et Le Petit Navire, les navettes fluviales de l’est et de Longueuil l’utilisent et il a aussi le Port d’escale, a-t-elle noté.

Enjeux de sécurité

La Société du Vieux-Port de Montréal se dit « ouverte » à l’aménagement d’un bain portuaire sur ses terrains et dit collaborer avec la Ville de Montréal sur « l’alternative » du Quai de l’Horloge, une option maintes fois écartée étant donné les enjeux de sécurité, notamment la force du courant et les risques liés à la navigation maritime.

L’organisation estime qu’au bassin Jacques-Cartier aussi des enjeux de sécurité « entrent en ligne de compte ».

« C’est absolument faux que c’est dangereux », réplique André Bélanger, de la Fondation Rivières, d’autant plus qu’il s’agit d’une « marina où les gens viennent accoster leur bateau ».

« Il s’agit d’avoir de la bonne volonté », a-t-il lancé, en expliquant qu’un bain portuaire est un endroit « protégé, encadré », « l’équivalent de grands quais flottants et à l’intérieur vous mettez la zone de baignade ».

Le bain portuaire de Copenhague, par exemple, est installé « là où il y a les transatlantiques », de gigantesques navires, argumente-t-il.

Neuf « Grand Splash » ont eu lieu cette année à travers le Québec, notamment à Saguenay et Trois-Rivières.

Une trentaine de personnes ont sauté dans le fleuve Saint-Laurent, dans le Vieux-Port de Montréal, dans le cadre du Grand Splash, le 3 juillet.

Une trentaine de baigneurs réclament un accès aux eaux du Vieux-Port

Source: https://journalmetro.com/actualites/2663820/trentaine-baigneurs-reclament-acces-securitaire-vieux-port/

Auteur: François Lemieux

Une trentaine de personnes ont profité de la 15e édition du Grand Splash pour sauter à l’eau dans les eaux du Vieux-Port de Montréal, samedi matin. Le but de l’événement organisé par la Fondation Rivières, est de réclamer un accès public et sécuritaire à la baignade dans le bassin Jacques-Cartier. Plus de 200 personnes s’étaient inscrites pour l’activité, qui devait initialement avoir lieu samedi dernier, mais avait été reportée en raison de la pluie.

«On attendait plus de monde aujourd’hui, mais il faisait froid», rigole le directeur général de la Fondation Rivières, André Bélanger.

En temps normal, aucun accès sécuritaire n’est aménagé pour la baignade dans le secteur. La Fondation Rivières souhaite demander à la Société du Vieux-Port de Montréal d’ouvrir ses accès et d’ouvrir un bassin portuaire dans le bassin Jacques-Cartier.

Projet de bain portuaire

Un projet de bain portuaire a été dans les plans de la Ville de Montréal au cours des dernières années. Le projet devait prendre place au pied de la tour de l’Horloge et de la plage urbaine, soit à l’extérieur du territoire géré par la Société du Vieux-Port de Montréal. Mais ce plan a été abandonné à l’automne dernier.

La présence du courant du fleuve Saint-Laurent ainsi que les activités du port seraient à blâmer pour l’abandon du plan.

«En partant, c’était un projet qui était quasiment mort-né parce que c’était en plein dans le courant du fleuve. Il y avait des risques importants de glace flottantes qui auraient pu s’écraser. Il y avait aussi un scénario catastrophe qu’un bateau tombe en panne et vienne s’écraser contre le bain portuaire», soutient M. Bélanger.

Ce dernier avance que la qualité de l’eau dans le secteur ne poserait problème que lors d’épisodes de fortes pluies.

«Il y a eu des études à toutes les semaines depuis plus de 10 ans. Ils ont fait environ 350 échantillons. De ce nombre, il y en a à peu près 11 pour lesquels on a relevé des problèmes de qualité de l’eau. Essentiellement, ce qu’on constate, c’est qu’il y a des enjeux de qualité de l’eau lorsqu’il y a des fortes pluies dans un court laps de temps. En réalité, on aurait un bain portuaire ici et on le fermerait lorsqu’il y aurait de fortes pluies», précise-t-il.

Pour cette 15e édition du Grand Splash, des événements se déroulaient sur une semaine, du 26 juin au 4 juillet, non seulement dans le Vieux-Port de Montréal, mais aussi dans plusieurs municipalités du Québec, dont au Saguenay, à Trois-Rivières, Saint-Jérôme et à Québec.

«La question de l’accès [aux cours d’eau] est un enjeu national. Cette année est aussi l’occasion de célébrer la victoire de nos collègues de Québec qui ont obtenu du port de Québec de faire un bassin portuaire. Donc, Québec est en train de damer le pion à Montréal», croit M. Bélanger.