Les kayakistes se sont déplacés au centre de la rivière pour tapager et éclabousser; des symboles de l’accessibilité du plan d’eau. (Photo : Erick Ouellet)

Un Grand Splash à bord de kayaks

Source: https://www.cybersoleil.com/un-grand-splash-a-bord-de-kayaks/

Auteure : Marie-Josée Bétournay

 

Une quinzaine de personnes ont pris part au Grand Splash Sainte-Martine le 3 juillet. Les participants ont troqué la baignade dans la rivière Châteauguay pour une sortie à bord de kayaks.

À leur arrivée, les baigneurs devaient prendre place sur des quais et se déplacer au centre du cours d’eau avant de faire le grand saut. «L’état des quais de la municipalité ne nous permettait pas d’assurer la sécurité des participants.

C’est pourquoi nous avons dû changer la formule à la dernière minute», précise le directeur général de la Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay (SCABRIC), Félix Blackburn.

La SCABRIC, responsable de la logistique du Grand Splash, a avisé les participants des problèmes techniques dans un mémo. Le 3 juillet, les kayakistes se sont réunis au centre de la rivière d’où ils ont témoigné de l’accessibilité du plan d’eau en faisant du tapage et des éclaboussures. Les embarcations sont demeurées à leur disposition jusqu’à 14 h.

Les participants au Grand Splash, une initiative de l’organisme montréalais Fondation Rivières, visent à sensibiliser les gens «à l’importance d’aménager des accès publics à la baignade sur les rivières et aussi, d’assurer la qualité de l’eau», peut-on lire sur le site de l’organisme. Le responsable au développement et à la mobilisation à la Fondation Rivières, Christian Généreux, parle d’une réussite de l’événement à Sainte-Martine. «On voulait interpeller les médias, sensibiliser la population et la classe politique. À tous les niveaux, les objectifs ont été atteints», explique-t-il.

Bonne qualité de l’eau à Sainte-Martine

La qualité de l’eau de la rivière Châteauguay, à la hauteur de Sainte-Martine, était bonne le 3 juillet, informe M. Généreux. «Il n’y a pas eu de problèmes de grosses pluies», indique-t-il. Les pluies diluviennes détériorent la qualité de l’eau de la rivière Châteauguay en raison de la formation de coliformes. Ces bactéries proviennent des eaux usées des municipalités dont les installations ne peuvent contenir un fort volume de liquide. On parle de surverses.

Le 8 juillet, Fondation Rivières et la SCABRIC ont entamé des analyses à plusieurs points de la rivière Châteauguay afin d’identifier les points de surverses, mentionne M. Généreux. Les deux organismes utilisent le ColiMinder, une technologie désignée pour échantillonner et analyser l’eau. Les résultats sont obtenus en 15 minutes, précise M. Blackburn. La fin de la compilation des analyses est prévue en novembre.

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André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières, Mylène Laframboise, conseillère mandataire à l’environnement et au développement durable, Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières, et Janice Bélair-Rolland, mairesse de Saint-Jérôme. (Photo : André Bernier)

Saint-Jérôme: Rendre la Rivière du Nord baignable

Source: https://www.journallenord.com/saint-jerome-rendre-la-riviere-du-nord-baignable/

Auteur: Simon Cordeau

La qualité de l’eau de la rivière du Nord sera étudiée activement, afin de l’assainir et d’éventuellement rendre la baignade possible, grâce à une entente entre la Ville de Saint-Jérôme et la Fondation Rivières.

La mairesse de Saint-Jérôme, Janice Bélair- Rolland, en a fait l’annonce lundi 28 juin, en compagnie du président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius. Sur la plage du Curé- Labelle, derrière l’Amphithéâtre Rolland, ils ont même trempé leurs pieds symboliquement dans la rivière.

« Nous allons nous attaquer à la pollution de l’eau de la rivière et tout mettre en place pour que les citoyens puissent de nouveau s’y baigner, comme on le faisait à l’époque, ici même, à la plage du Curé-Labelle », a déclaré Mme Bélair-Rolland.

Nouvelle technologie

Un appareil de l’entreprise autrichienne ColiMinder sera installé à la prise d’eau potable de la ville et analysera la qualité de l’eau automatiquement, en continu, a expliqué M. Saladzius.

« La nouvelle technologie permet d’obtenir des résultats en 15 minutes seulement. Sinon il faut prendre l’échantillon d’eau, l’envoyer au laboratoire, le temps de transport, le temps d’incubation, ça prend des jours! »

L’appareil fait réagir des enzymes avec l’E. coli, une bactérie qu’on retrouve dans l’intestin et les matières fécales. « Quand les deux se rencontrent, ça dégage une lumière. On mesure la quantité de lumière émise, et c’est proportionnel à la quantité d’E. coli. » Les données sont ensuite transmises par Internet, et des alertes instantanées peuvent être envoyées au besoin par texto ou par courriel. « À la prise d’eau potable, la Ville va pouvoir connaître la contamination qui vient d’en amont des autres villes sur la rivière du Nord. Donc Saint-Jérôme va devenir le gardien de la qualité de l’eau pour au moins la moitié de la rivière. C’est très apprécié. C’est même fondamental », a souligné M. Saladzius.

Un module de bouteilles permet également d’échantillonner des endroits stratégiques le long de la rivière du Nord. Durant les 12 prochaines semaines, la Fondation Rivières surveillera 18 tuyaux qui se déversent dans la rivière, afin de déterminer l’origine de la pollution. « C’est possiblement des raccordements inversés, donc du sanitaire qui est raccordé à des eaux pluviales, comme c’est le cas dans certaines villes. » La mairesse a indiqué que le travail de décroisement est amorcé depuis déjà quelques années.

La Fondation Rivières produira un rapport cet automne, avec des recommandations concrètes pour la Ville de Saint-Jérôme.

Se réapproprier la rivière

Mme Bélair-Rolland a rêvé tout haut des possibilités autour de la rivière du Nord, une fois que son eau sera assainie.

« Même moi, quand je suis arrivée en tant que mairesse, je ne comprenais pas comment ça se fait qu’on ne soit pas la ville de l’eau. La rivière fractionne notre ville en deux, carrément. Elle devrait ressortir, rejaillir de son lit pour vraiment avoir un plus gros impact sur nos citoyens! Je voudrais qu’il y ait du kayak, un quai qui traverse l’eau, qu’on puisse peut-être avoir des restaurants éphémères sur des quais. […] Les idées, ce n’est pas ça qui manque. Évidemment, on va être amenés à consulter les citoyens pour voir s’ils ont eux aussi des très bonnes idées pour s’approprier la rivière. »

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Dozens brave cold waters near Montreal’s Old Port in annual Big Splash

Source: https://montrealgazette.com/news/local-news/dozens-brave-cold-waters-near-montreals-old-port-in-annual-big-splash

Auteur: La Presse Canadienne

The annual event is intended to promote the safety of the St. Lawrence River and demand public access for swimming.

About 30 people braved the cool weather Saturday morning and jumped into the St. Lawrence River to promote “safe, public access” to swimming in the Jacques-Cartier basin in the Old Port of Montreal.

The event, known as the Big Splash, was organized for its 15th year by the Fondation Rivières. The environmental organization insists the waters of the Jacques-Cartier basin are “practically always clean, and access is safe.” Nonetheless, the Old Port of Montréal Corporation refuses to authorize swimming in the area.

“How many years will it take for the authorities of Montreal’s Old Port to follow the example of their Quebec City counterparts?” wrote the Fondation Rivières in a statement, referencing the decision made in recent days by the Port of Quebec to allow swimming in the Louise basin starting next summer.

According to the most recent data on an interactive map that monitors the quality of Montreal’s waterways published on the city’s website, the quality of the water is considered “good” in the Old Port marina and “excellent” at the nearby Clock Tower Beach.

In an interview with La Presse Canadienne, the Old Port of Montréal Corporation refused to admit that the water in the Jacques-Cartier basin is clean enough for swimming. The organization added that questions about the water’s quality should be directed to the Port of Montreal.

When asked if the Crown corporation would consider setting up a designated swimming area, Nathalie Carrière, the director of marketing and business relations, said those waters are “dedicated to navigation.” Cruise lines, such as the Bateau-Mouche and Le Petit Navire, run shuttle boats to the island’s east end and Longueuil, and the Port d’escale Marina is also located in the area, she noted.

The Old Port of Montréal Corporation said it would be “open” to the idea of installing a pool on its land and working with the city to find an “alternative” to allowing swimming around the Clock Tower Pier, an option that has been repeatedly rejected due to safety hazards, including the strength of the current and the presence of boats.