André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières, Mylène Laframboise, conseillère mandataire à l’environnement et au développement durable, Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières, et Janice Bélair-Rolland, mairesse de Saint-Jérôme. (Photo : André Bernier)

Saint-Jérôme: Rendre la Rivière du Nord baignable

Source: https://www.journallenord.com/saint-jerome-rendre-la-riviere-du-nord-baignable/

Auteur: Simon Cordeau

La qualité de l’eau de la rivière du Nord sera étudiée activement, afin de l’assainir et d’éventuellement rendre la baignade possible, grâce à une entente entre la Ville de Saint-Jérôme et la Fondation Rivières.

La mairesse de Saint-Jérôme, Janice Bélair- Rolland, en a fait l’annonce lundi 28 juin, en compagnie du président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius. Sur la plage du Curé- Labelle, derrière l’Amphithéâtre Rolland, ils ont même trempé leurs pieds symboliquement dans la rivière.

« Nous allons nous attaquer à la pollution de l’eau de la rivière et tout mettre en place pour que les citoyens puissent de nouveau s’y baigner, comme on le faisait à l’époque, ici même, à la plage du Curé-Labelle », a déclaré Mme Bélair-Rolland.

Nouvelle technologie

Un appareil de l’entreprise autrichienne ColiMinder sera installé à la prise d’eau potable de la ville et analysera la qualité de l’eau automatiquement, en continu, a expliqué M. Saladzius.

« La nouvelle technologie permet d’obtenir des résultats en 15 minutes seulement. Sinon il faut prendre l’échantillon d’eau, l’envoyer au laboratoire, le temps de transport, le temps d’incubation, ça prend des jours! »

L’appareil fait réagir des enzymes avec l’E. coli, une bactérie qu’on retrouve dans l’intestin et les matières fécales. « Quand les deux se rencontrent, ça dégage une lumière. On mesure la quantité de lumière émise, et c’est proportionnel à la quantité d’E. coli. » Les données sont ensuite transmises par Internet, et des alertes instantanées peuvent être envoyées au besoin par texto ou par courriel. « À la prise d’eau potable, la Ville va pouvoir connaître la contamination qui vient d’en amont des autres villes sur la rivière du Nord. Donc Saint-Jérôme va devenir le gardien de la qualité de l’eau pour au moins la moitié de la rivière. C’est très apprécié. C’est même fondamental », a souligné M. Saladzius.

Un module de bouteilles permet également d’échantillonner des endroits stratégiques le long de la rivière du Nord. Durant les 12 prochaines semaines, la Fondation Rivières surveillera 18 tuyaux qui se déversent dans la rivière, afin de déterminer l’origine de la pollution. « C’est possiblement des raccordements inversés, donc du sanitaire qui est raccordé à des eaux pluviales, comme c’est le cas dans certaines villes. » La mairesse a indiqué que le travail de décroisement est amorcé depuis déjà quelques années.

La Fondation Rivières produira un rapport cet automne, avec des recommandations concrètes pour la Ville de Saint-Jérôme.

Se réapproprier la rivière

Mme Bélair-Rolland a rêvé tout haut des possibilités autour de la rivière du Nord, une fois que son eau sera assainie.

« Même moi, quand je suis arrivée en tant que mairesse, je ne comprenais pas comment ça se fait qu’on ne soit pas la ville de l’eau. La rivière fractionne notre ville en deux, carrément. Elle devrait ressortir, rejaillir de son lit pour vraiment avoir un plus gros impact sur nos citoyens! Je voudrais qu’il y ait du kayak, un quai qui traverse l’eau, qu’on puisse peut-être avoir des restaurants éphémères sur des quais. […] Les idées, ce n’est pas ça qui manque. Évidemment, on va être amenés à consulter les citoyens pour voir s’ils ont eux aussi des très bonnes idées pour s’approprier la rivière. »

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